Encore une fois un document censé être confidentiel  de la direction  Générale du  Surveillance du Territoire ( DGST), faisant l’objet d’une fuite et divulgué par Said Chaou sur  son compte facebook, démontre que le services secret marocain s’est penché sur  le cas du Parti AL  AHD ( le Parti du Serment) et avait une volonté manifeste d’abattre ce dernier  et être formellement derrière cet « exploit » réalisé en 2008. Cette correspondance interne date de 07 janvier 2009 c‘est-à-dire juste après la « disparition-fusion » totale du parti.

Le document, qui abonde dans la même logique que le précédent document, et dans le sillage du scandale qu’il a suscité mentionne notamment les  félicitations de la  DGST qui loue les efforts consentis par les divers services annexes à ce dernier afin de  dissoudre le Parti AL AHD né  en 2002 et présidé par Najib El Ouazzani, un rifain, et qui a fusionné  en 2008 avec 4 autres petits partis pour former le PAM, le parti de l’ami du roi, Fouad Ali el-Himma.

rapport  said chaouA signaler  que le parti  Al  AHD était la formation  à laquelle appartenait Said  Chaou, élu parlementaire au nom de ce parti  et désormais membre du Mouvement  du 18 septembre pour l’indépendance du RIF. Depuis  2009,  ce parti  renait de cendres sous un  nouveau nom  le Parti AL AHD Addimoqrati, mais il agit dans la continuité de l’ancien, comme  l’affirmait son secrétaire générale N. El Ouazzani.

L’examen de ce document nous fournit des renseignements supplémentaires et nous amène à nous poser bon nombre de questions clés : pourquoi s’acharner sur un parti  pour le dissoudre ? Pourquoi ce parti même, si ce n’est pour prendre le contrôle du RIF et  entraver les cadres  politiques qui  mobilisent largement dans le RIF comme celui de AL AHD, dont les  figures  dominantes sont largement du RIF ? Pourquoi cela avait de l’importance à ce point que  de vouloir dissoudre un  tel parti et en faire une cible de grande importance? Un tel rouleau compresseur pourquoi faire ? Si c’est un parti makhzenien pourquoi alors  vouloir le faire péricliter ?

Ce qui est évident c’est que la DGST par ce document, se révèle  être une officine pour faire et défaire les partis , pour le  compte d’un service bien particulier, en l’occurrence le conseiller du roi pour les  affaire de sécurité, ce qui est largement scandaleux  et  remet  en question la légitimité de ce service et son instrumentalisation politicienne. Cela  conforte  la thèse que  Ali El HImma est bien un magnat du système politique, et confirme sa position privilégiée de contrôle d’un « empire politique ». Officiellement F. Ali el Himma, n’est pas dans les instances  représentatives  du parti mais  officieusement il  trône au-dessus de son propre parti qu’il a fondé mais aussi du système politique dans sa totalité. Il est le véritable boss. Deuxième conclusion, cet acharnement vise essentiellement à écraser toute force politique adverse et concurrente dans le RIF,  et avoir le champs libre pour le PAM directement  sous le contrôle du palais et ses alliés dans le RIF, dont  EL Omari qui a été mentionné  sous le  nom de « collaborateur » avec un nom de code « 00252 »  dans  un document  précédent et  signé par cette  même DGST.

Le document résume assez bien la philosophie politique inspirée de la pure tradition d’un état policier et leve le voile sur la menace que le PAM fait planer sur le RIF notamment.

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