colloque  sorbonneaafiche La tenue d’un colloque historique à caractère universitaire et au contenu scientifique riche dédié au monde amazigh aurait subi des pressions, et probablement des intimidations de façon à en obtenir l’interdiction dans la capitale française et dans l’une des plus prestigieuses universités françaises, La Sorbonne.

Lors de l’inauguration et notamment lors de la clôture du colloque international tenu à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 19 et 20 mai 2015 sous le titre LA QUESTION BERBÈRE DEPUIS 1962 Amnésie, Renaissance et Soulèvements, Tassadit Yacine, une anthropologue, spécialiste du monde berbère et directeur d’études à l’EHESS, et l’une des initiateurs de cette rencontre avec Pierre Vermeren, professeur d’histoire à La Sorbonne Panthéon, s’est félicité que ce colloque de deux journées se soit passé dans de bonnes conditions, sans trouble et dans un esprit serein, malgré les pressions d’essence hostile qui ont été exercées sur les organisateurs, sans toutefois mentionner la nature et la provenance de ces pressions, A rappeler que cette manifestation scientifique sur le monde berbère dans une prestigieuse université française qu’est la Sorbonne, est historique et inédite.

Qui serait derrière ces pressions ? De nombreux participants se sont posé cette question sans toutefois parvenir à identifier l’origine de ces pressions, un des scénarios semblables serait celui d’un adversaire de taille, hostile à la liberté d’expression, et à la liberté académique, qui ne peut être que celui d’un gouvernement étranger nord africain, marocain ou algérien principalement, qui sont coutumiers de ces manières. De par le passé, ils auraient eu des attitudes similaires afin d’entraver la recherche scientifique, particulièrement quand il s’agit du monde amazigh et d’interdire l’expression de certaines idées et positions à caractère politique, scientifique et militante non conformes aux positions officielles de ces Etats.

L’attitude de l’auteur derrière ces pressions semble particulièrement grave puisqu’elle met en péril la liberté d’expression et les libertés académiques et procède d’un cas sans précédent de tentative  de censure de la recherche scientifique. Cela est totalement stupide et démontre que les mentalités obtuses sont toujours présentes de nos jours et c’est à combattre sans concession.

Le colloque a fait appel à une trentaine d’intervenants, des chercheurs algériens, marocains, français, américains, italiens, tunisiens de tous les champs disciplinaires des sciences humaines (anthropologique, linguistique, sociologique et histoire) pour mettre en débat leurs travaux, éclairer le public sur les enjeux pluridisciplinaires et contribuer au dynamisme de la recherche dédiée au monde amazigh.

Les initiateurs du colloque ont résisté avec beaucoup de courage et ils n’ont pas fait machine arrière devant ces injonctions. Un petit pas pour le monde académique et un grand pas pour l’Histoire des Amazigh !

La vigilance est de rigueur et le combat est à poursuivre avec beaucoup d’acharnement, les Etats actuels ne seront jamais satisfaits des amazighs, jusqu’à ce qu’ils suivent leur voie et se courber face à l’aliénation qu’ils veulent faire subir aux peuples amazighs et à leur Histoire.

affiche collo

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